Une Œuvre à soi

Rencontre avec Pascal Marquilly

Vendredi 24 novembre 2017 à 20 h

Dans le cadre de la rési­dence de créa­tion numé­ri­que de Pascal Marquilly en 2017 à la Maison populaire.

Artiste invité par Blandine Roselle, commissaire en résidence dans le cadre de l’exposition du centre d’art « L’Autre… De l’image à la réalité ».

Première étape de créa­tion du projet « Ombres de Chimère », l’ins­tal­la­tion pré­sen­tée est issue d’une rési­dence numé­ri­que à la Maison Populaire. Elle est com­po­sée de papier ajouré (décou­page au laser, essais réa­li­sés au Pop [Lab] et fina­li­sa­tion au TechShop de Lille) et de méca­nis­mes per­met­tant la pro­jec­tion d’ombres en mou­ve­ment.

Un ballet d’ombres à venir
un dis­po­si­tif de pro­jec­tion d’ombres en musi­que

Le dis­po­si­tif que nous ima­gi­nons en fina­lité repose sur un ensem­ble de pièces pro­je­tant des ombres sus­pendu et en mou­ve­ment dans l’espace, don­nant à voir une vision de l’esprit, et les connec­tions qu’elle engen­dre, pla­çant le spec­ta­teur au centre d’un théâ­tre d’ombre mou­vant, d’un dis­po­si­tif qui pour­rait donner à voir le lieu même de la fabri­ca­tion des ombres, comme pro­jeté en plein milieu de l’ima­gi­naire et ses ter­ri­toi­res encore vierge.

Les dis­po­si­tifs de pro­jec­tion d’ombres sont des adap­ta­tions des jeux d’opti­ques pré­fi­gu­rant le cinéma et les dif­fé­ren­tes tech­ni­ques du théâ­tre d’ombres ou de la marion­nette pour déve­lop­per dif­fé­ren­tes moda­li­tés de pro­jec­tion des ombres, de manière méca­ni­que et électronique. L’ensem­ble des sil­houet­tes, des décors, des sys­tè­mes opti­ques sont décou­pés sur sup­port souple par découpe laser ou réa­lisé en sté­réo­li­tho­gra­phie selon les besoins.

Le dis­po­si­tif est en cons­tante évolution en fonc­tion des lieux d’accueil et du déve­lop­pe­ment de la dra­ma­tur­gie tout comme de l’écriture géné­rale, pou­vant s’appuyer sur des éléments remar­qua­bles locaux entrant en réso­nance avec la struc­ture dra­ma­ti­que de l’œuvre.

L’ins­tal­la­tion est le fruit d’une com­po­si­tion géné­rale ou dif­fé­ren­tes pièces de musi­que y sont incor­po­rées à partir des notes de dra­ma­tur­gies des auteurs (notam­ment les com­po­si­tions de Samir Odeh-Tamimi, et Sergio Rodrigo entres autres) au fur et à mesure de son déploie­ment, pour y être res­ti­tuée en pré­sence d’un ensem­ble musi­cal et des cho­ris­tes (lors des pre­miè­res pré­sen­ta­tions de l’ins­tal­la­tion), ou à l’aide d’enre­gis­tre­ments conçues pour une spa­tia­li­sa­tion sonore.

Co-pro­duc­tion et étapes de réa­li­sa­tion

La réa­li­sa­tion de l’ins­tal­la­tion est prévue au fur et à mesure des rési­den­ces qui accueille­ront le projet et en fonc­tion des recher­ches en dra­ma­tur­gie qui vien­dront appuyer le déve­lop­pe­ment scé­ni­que de la pro­po­si­tion et des accoin­tan­ces avec les ter­ri­toi­res d’accueil.

Une rési­­dence d’écriture plu­­ri­­dis­­ci­­pli­­naire aura lieu en février 2018 au musée Bispo Do Rosario (Rio de Janeiro, Brésil), suivi d’une rési­dence d’écriture dra­­ma­­tur­­gi­que à la Casa Franca Brasil (Rio de Janeiro, Brésil), en com­pa­gnie de François Andes et Luiz Gustavo Carvalho, qui sera suivi d’une expo­si­tion en mars 2018.
Une pré­sen­ta­tion de ce tra­vail sera visi­ble lors du fes­ti­val Artes Vertentes à Tiradentes (Brésil) en sep­tem­bre 2018.

Descriptif de l’œuvre expo­sée à la Maison popu­laire

Création d’un module méca­nisé et lumi­neux pro­je­tant des images dans l’espace, pou­vant être sus­pen­dus et moto­ri­sés.
La pièce est réa­li­sée sur les prin­ci­pes des lan­ter­nes magi­ques et autres jouets opti­ques pré­fi­gu­rant le ciné­ma­to­gra­phe.
La pièce est dotée de méca­nis­mes lumi­neux per­met­tant la pro­jec­tion d’ombres. Elle est également équipée de moteurs per­met­tant de les mettre en mou­ve­ments, pilo­tés par ordi­na­teur embar­qué.
La pièce est enve­lop­pée d’une série de papier au format demi-raisin, percée, ajou­rée, per­met­tant les jeux d’ombres sou­hai­tés.
Les papiers ajou­rées sont réa­li­sées sur décou­peuse laser.
L’ensem­ble des mou­ve­ments est syn­chro­nisé sur les œuvres musi­ca­les et lit­té­rai­res dif­fu­sées simul­ta­né­ment.

« Ombres de Chimère » est un pro­ces­sus de créa­tion porté conjoin­te­ment par Pascal Marquilly, François Andes et Luiz Gustavo Carvalho.

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Pascal Marquilly
Courtesy de l’artiste

Informations

 De 20 h à 22 h
 Entrée libre.

Dans le cadre de Némo, Biennale internationale des arts numériques - Paris/Île-de-France produite par Arcadi.

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