Édito

Affinités électives

Septembre-Décembre 2020

Icône féministe, Gloria Steinem a arpenté la face du monde pour lui inventer un profil sur pied d’égalité. Cet art de l’arpentage est celui que nous faisons croître à la Maison populaire. Agir, transmettre pour déconstruire des idées et bâtir des pensées, afin de faire vivre collectivement une école de la singularisation. Entre ces pages, loin d’être exhaustives, il existe des pratiques artistiques, sportives et culturelles qu’il vous reste à (re)découvrir au travers de 117 activités. Chanter, danser, faire corps, jouer, créer, sont les cordes de l’existence qui la rendent si sensible.

Illustration Saison 2020/2021

Lieu de vie et du care, à la Maison populaire, chacun·e doit pouvoir se sentir comme à la maison. Ainsi, le curateur Thomas Conchou y transpose son chez-soi, avec l’exposition la clinique du queer qui opère une tentative de réparation des négations des singularités, traversées par les minorités sexuelles. L’artiste Tarek Lakhrissi fait naître un plausible possible, lors d’une école d’automne ouverte et populaire pour lutter contre les discriminations attachées à l’âge, au sexe, aux aptitudes et inclinations. Les artistes invité·es élisent domicile ici et composent des concerts, Nuits pop et un week-end d’ouverture iodés d’onirisme. Je remercie l’équipe et les professeur·es de la Maison pop qui ont su traverser les mois sibyllins précédant cette réouver- ture, avec éclat.

Pauline Gacon, Directrice

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