Exposition

Humanpedia

Du 1er septembre au 15 novembre

Version Beta #1

Humanpedia est un projet qui propose à chacun de participer à la constitution d’une mémoire universelle hors tout contexte technologique en partageant oralement les grandes œuvres littéraires du patrimoine mondial et, dans une version plus généraliste, toute la connaissance représentée par l’encyclopédie en ligne Wikipédia.

À découvrir online et sur les postes informatiques jusqu’au 15 novembre

À la fin de la fiction Fahrenheit 451 écrite par Ray Bradbury en 1953, dans un monde futuriste où le livre est en train de disparaitre au profit d’une dictature hyper technologique, le héros MONTAG, après avoir pris conscience de l’absurdité de son métier de « brûleur de livres » se cache dans une forêt où se sont rassemblés les « hommes-livres » ou libres qui apprennent par cœur les livres avant de les détruire.

Humanpedia est un projet artistique en réseau proposé par David Guez dont l’objectif est la constitution d’une sauvegarde de la connaissance universelle hors tout contexte numérique en partageant « physiquement » l’encyclopédie la plus dynamique et la plus communautaire existante aujourd’hui : Wikipedia.

Ce projet part d’une réflexion sur la fragilité de nos supports de sauvegarde numérique et du danger de la disparition de la connaissance : En effet, cette mémoire est de plus en plus exposé à une destruction rapide : orages magnétiques, destruction des serveurs principaux du réseau internet, moyens de conservation tel que DVD instables après une vingtaine d’années, données de plus en plus centralisées et gérées par des entreprises privées, virus...et pourtant, ce patrimoine universel de notre civilisation du « tout numérique » ne peut se passer de la question de sa pérennité.

C’est ainsi que l’artiste a débuté une réflexion sur les moyens de « sortir » ces pans entiers de savoirs du réseau internet afin de les sauvegarder en vu de les restituer en cas de disparition. (voir aussi le disque dur papier qui a le même objectif —> ici et entretien ici.)

Dans Fahrenheit 451, la solution évidente et magnifique est de segmenter le savoir et de le ré-engager dans une logique humaine de l’apprentissage et de l’échange : Apprendre par coeur un segment de livre, se réunir avec les personnes ayant connaissance du même livre, faire acte d’oralité pour transmettre ce savoir aux générations suivantes.

Partant de ce processus, le projet Humanpedia s’est constitué en imaginant quelle serait l’entité la plus à même de réunir aujourd’hui le savoir encyclopédique le plus complet et le plus dynamique qui soit.

Le choix s’est porté sur Wikipédia car dans toute l’histoire du WWW, c’est un des plus beaux projets communautaire du savoir partagé.


C’est ainsi que la proposition d’une sauvegarde de cette encyclopédie en ligne en dehors du réseau a pris la forme d’un découpage de celle-ci et de la création d’une grande chaine humaine de conservation et de re-construction sur le principe « Un humain = un article ».

Mode d’emploi
Une inscription associe un Humanpédien à un article numéroté. Par exemple, Jean Dupont reçoit l’article de Wikipédia numéroté 1234 : « la révolution Française ».
Une inscription associe un Humanpédien aux Humanpédiens suivants dans la grande chaîne de sauvegarde. Jean Dupont, lors de son inscription a proposé l’emails de 3 amis qui recevront une proposition pour devenir Humanpédien à leur tour pour l’article suivant numéroté 1235 : « Recette de la mousse au chocolat ».
Ainsi, pour reconstruire le livre Wikipédia, il suffit de connaitre les Humanpédiens précédent et ceux qui se suivent dans la grande chaîne de sauvegarde.

En cas de la disparition de la version numérique, les éléments sur la position géographique de chaque Humanpédien permettent d’imaginer des rencontres physiques afin de reconstruire Wikipédia article par article, dans leur ordre d’apparition.

 

Informations

Prix de la scam 2011, brouillon d’un rêve numérique.
À découvrir online et sur les postes informatiques aux horaires d’ouverture de la Maison populaire jusqu’au 15 novembre 2013.

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