Édito

Queer as pop

Janvier-Mars 2020

Entrez, les imaginaires sont ouverts.

Après les émeutes de Stonewall en 1969, il n’est plus possible de taire qu’un autre genre est possible. Queer veut dire étrange, voire étranger. L’insulte dans les années 1980 est reprise par ceux qui en sont stigmatisés et devient une fierté, un terme de ralliement à une appartenance, une identité. L’étrange devient culture pop. Ces corps étranges, étrangers qui dérangent vont faire monde à la Maison populaire.

Janvier-Mars 2020

Commissaire d’exposition invité, Thomas Conchou porte un projet artistique qui augure un nouvel avenir. Invitant des artistes de tous les continents, il met en récit les pratiques artistiques queer comme une alternative à un futur linéaire. Parce qu’il est nécessaire d’accueillir le monde comme il est, comme il se transforme maintenant et ici.

Ici, lieu d’éducation populaire où le poète, écrivain et performeur Tarek Lakhrissi va interroger pendant un an les modes de pensées alternatives avec des gens, des jeunes à partir de son langage artistique pluriel et sans cesse renouvelé. La parole change la donne. Qu’elle soit portée haute par les voix des artistes, autrices, compositrices et interprètes de Sarah Mc Coy, Billie Brelok et Ysé Sauvage ou en mouvement par des collectifs de chorégraphes qui réinventent les territoires de la danse lors d’une Nuit pop, elle est dépositaire et ajoute au monde une valeur infime et infinie.

Pauline Gacon, directrice
et l’équipe de la Maison populaire

Ressources

  • Programmation culturelle (Janvier-Mars 2020) (PDF – 3.3 Mo)
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