Le centre d’art

accessible aux personnes à mobilité réduite

Le Centre d’art de la Maison populaire accueille depuis 1995 des expositions d’art contemporain dont la programmation est confiée chaque année à un commissaire en résidence. Conçu tel un laboratoire, le centre d’art est un lieu de recherche et d’expérimentation, de mise à l’épreuve d’hypothèses de travail. Ici se côtoient des artistes de renom international et de jeunes artistes soutenus dans leur création.

Liste des artis­tes invité.e.s de 1993 à ce jour...
Les éditions du centre d’art

Maison d’Hôtes
Si les rési­den­ces d’artis­tes sont légion, rares sont les ini­tia­ti­ves du même genre qui s’adres­sent aux com­mis­sai­res d’expo­si­tion. La Maison popu­laire de Montreuil fait partie de ces excep­tions, puisqu’elle confie depuis plu­sieurs années sa pro­gra­mam­tion à de jeunes et pro­met­teurs cura­teurs fran­co­pho­nes.
Véritable labo­ra­toire de recher­che et de créa­tion inau­guré à Montreuil en 1966, la Maison popu­laire est aussi, comme son nom l’indi­que, un lieu d’éducation des­tiné à une popu­la­tion de proche ban­lieue en demande d’acti­vi­tés cultu­rel­les riches et variées. En 1986, avec l’arri­vée d’Annie Agopian, son actuelle direc­trice, la struc­ture se renou­velle sans pour autant trahir ses préoc­cu­pa­tions d’ori­gine et déve­loppe des acti­vi­tés qui sti­mu­lent la curio­sité, la réflexion et la recher­che : on peut ainsi se rendre à la « Maison pop » pour assis­ter à une pro­jec­tion de film d’ani­ma­tion, à un débat ou un concert, ou encore par­ti­ci­per à un stage de yoga ou un ate­lier d’arts plas­ti­ques.
En 1995, Annie Agopian décide de confier la pro­gram­ma­tion des expo­si­tions à des jeunes cri­ti­ques. Sélectionnés sur dos­sier, ces der­niers inves­tis­sent le centre d’art pour une rési­dence d’un an. L’ini­tia­tive est un succès, puis­que des com­mis­sai­res comme Claire Le Restif, Estelle Pagès, Emilie Renard, Florence Ostende, ou encore le col­lec­tif Le Bureau s’y suc­cè­dent et sont main­te­nant en charge de cen­tres d’art tel le Crédac d’Ivry-sur-Seine, ou mul­ti­plient les pro­jets cura­to­riaux au sein de pres­ti­gieu­ses ins­ti­tu­tions, comme par exem­ple la Fondation d’entre­prise Ricard ou le musée d’Art moderne (Mudam) de Luxembourg.

Isabelle Giovacchini, Arts Magazine

Un espace d’excel­lence, trem­plin pour de jeunes artis­tes et cura­teurs.
Le centre d’art offre aux adhé­rents de la Maison popu­laire ainsi qu’aux publics exté­rieurs le meilleur de la pro­duc­tion artis­ti­que actuelle. Des artis­tes de renom y croi­sent de jeunes artis­tes émergeants qui béné­fi­cient d’un sou­tien à la créa­tion à tra­vers la pro­duc­tion de nou­vel­les œuvres spé­ci­fi­que­ment conçues pour l’expo­si­tion. De nom­breu­ses œuvres ont ainsi été pro­dui­tes depuis 1995 ; pro­priété de l’artiste, elles ont rejoint le marché de l’art, cer­tai­nes ont été acqui­ses par des col­lec­tion­neurs privés, d’autres par des col­lec­tions publi­ques et ne ces­sent de voya­ger d’expo­si­tions en expo­si­tions depuis lors. Si les cura­teurs char­gés de la direc­tion artis­ti­que des expo­si­tions sont jeunes, ils sont parmi les plus actifs de la scène actuelle. Sont passés par ici Claire Le Restif, Jean-Charles Massera, Gérard-Georges Lemaire, Estelle Pagès, Yves Brochard, François Piron, Emilie Renard, Aurélie Voltz, Christophe Gallois, le col­lec­tif Le Bureau/, Florence Ostende, Raphaele Jeune, Anna Colin... Les trois expo­si­tions suc­ces­si­ves dont ils ont la charge sont pour eux la pos­si­bi­lité de mener à bien un projet d’enver­gure, avec l’édition d’un cata­lo­gue à la clef. Cette oppor­tu­nité cons­ti­tue pour eux une carte de visite pré­cieuse dans un début de car­rière artis­ti­que.

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Christophe Gallois, Emilie Renard, Aurélie Voltz
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Biennale d’art contemporain en Seine-Saint-Denis 2006
Commissaire Emilie Renard
Tatiana Trouvé Polders, Dewar & Gicquel Grit, Gyan Panchal uoel, laste stel.
Production Maison populaire
Photo Marc Domage

Un ques­tion­ne­ment cons­tant
La notion de labo­ra­toire de l’art est tou­jours réaf­fir­mée, le centre d’art est un lieu d’expé­rien­ces, c’est-à-dire de mise en ques­tion, de recher­che, d’hypo­thè­ses renou­ve­lées autour de la ques­tion qu’est ce que l’art aujourd’hui ? Une ques­tion inso­lu­ble au vu de la diver­sité des pro­po­si­tions artis­ti­ques contem­po­rai­nes. Les expo­si­tions col­lec­ti­ves sont le résul­tat d’un pro­ces­sus de recher­che artis­ti­que. À chaque expo­si­tion un nou­veau ques­tion­ne­ment pour tenter de défi­nir, sans cir­cons­crire, à la manière du pho­to­gra­phe, un angle de vue par­ti­cu­lier, une vision nou­velle, comme une ten­ta­tive de fixer un ins­tan­tané dans le prisme de l’art contem­po­rain. Les confé­ren­ces Art in vivo per­met­tent de nou­veaux points d’entrée dans l’expo­si­tion par le regard d’un phi­lo­so­phe, artiste, cinéaste, etc. Elles peu­vent aussi pren­dre la forme de pro­jec­tion ou de séance d’écoute. Le cycle men­suel Sun in your head , un espace dédié à la pro­jec­tions de la vidéo et du film d’artiste, est l’occa­sion de ren­contrer des per­son­na­li­tés du monde des arts et/ou de la pensée, dont la pro­gram­ma­tion repose sur des cartes blan­ches. Véritable kaléi­do­sco­pie de la créa­tion artis­ti­que où sont pré­sen­tées des œuvres désor­mais fai­sant par­ties du patri­moine et celles d’une actua­lité brû­lante. Espace de décou­verte et redé­cou­verte.

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( ) Second volet du cycle Neutre intense 2008
Commissaire Christophe Gallois
Photo Marc Domage

Le rayon­ne­ment de la Maison popu­laire
Un rayon­ne­ment local, régio­nal, natio­nal mais aussi inter­na­tio­nal, les publics du centre d’art sont divers, les adhé­rents, mon­treuillois, pari­siens, fran­ci­liens vien­nent visi­ter les expo­si­tions. Mais nous rece­vons aussi des cri­ti­ques d’art inter­na­tio­naux, ainsi que des jour­na­lis­tes du monde entier. Les retours dans la presse sont des plus expli­ci­tes, dans le Beaux arts maga­zine n° 275 de sep­tem­bre 2007, il est ques­tion de « Paris et l’art contem­po­rain - Les 28 lieux qui comp­tent » en page 57 on peut lire « La ban­lieue ose ce qu’à Paris on ne sau­rait voir. Centres d’art et musées mul­ti­plient les ini­tia­ti­ves les plus expé­ri­men­ta­les, à quel­ques minu­tes de la capi­tale. Montreuil. Des partis pris radi­caux. C’est un petit espace en haut d’une col­line. Mais il s’y passe des choses très exci­tan­tes. Proposant chaque année à un com­mis­saire indé­pen­dant d’inter­ve­nir dans ses murs, ce centre d’art orga­nise avec lui trois expo­si­tions par an. Des pro­po­si­tions radi­ca­les, sans conces­sion aux modes ni au spec­ta­cu­laire. Sont déjà passés ici Boris Achour, Stéphane Calais, Mathieu Mercier… ». (Emmanuelle Lequeux).

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Visite-atelier de l’exposition L’homme nu. Volume 2 : Paysages visités
Commissaire Aurélie Voltz

Une mis­sion, un enga­ge­ment, des valeurs…
Un rayon­ne­ment inter­na­tio­nal mais sur­tout un tra­vail de proxi­mité. Le Centre d’art tient par­fai­te­ment sa place au sein de la struc­ture dont l’objec­tif est l’éducation popu­laire, c’est à dire de donner accès à tous à une extrême qua­lité de pro­gram­ma­tion. Le Centre d’art a aussi par­fai­te­ment sa place dans le tissu des lieux d’expo­si­tion du dépar­te­ment et de la Région Ile de France dont il reçoit les sub­ven­tions pour son fonc­tion­ne­ment via la DRAC (Direction régio­nale des affai­res cultu­rel­les) et le Bureau des arts visuels et cinéma du Conseil dépar­te­men­tal de la Seine-Saint-Denis. Si les actions du Centre d’art sont finan­cées par ces ins­tan­ces publi­ques, c’est grâce à la qua­lité de ses pro­po­si­tions artis­ti­ques mais aussi grâce à son enga­ge­ment envers les publics. Nous rece­vons aussi le sou­tien de la Ville de Montreuil avec qui nous sommes liés contrac­tuel­le­ment pour assu­rer les mis­sions de créa­tion, de pro­duc­tion et de média­tion qui nous sont chères.

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Ronan le Grand lors des Vendredis du professeur Arthécimus
Exposition Féminin/masculin dans le cadre d’Une œuvre à soi, en partenariat avec le conseil général de la Seine-Saint-Denis et sa collection publique d’art contemporain et la Ville de Montreuil.

Nous déve­lop­pons cette année des pro­jets de créa­tion péda­go­gi­que avec dif­fé­rents par­te­nai­res.
Les ate­liers Arthécimus per­met­tent la ren­contre créa­ti­ves entre un artiste et les enfants des Centres de loi­sirs mon­treuillois, menés en par­te­na­riat avec la ville de Montreuil.
Les par­cours La culture et l’art au col­lège sont des work­shop menés par un artiste avec une classe de col­lège, en par­te­na­riat avec le Conseil géné­ral de Seine-Saint-Denis.
D’autres actions s’adres­sent aux jeunes publics :
Les visi­tes-ate­liers des expo­si­tions du Centre d’art per­met­tent aux sco­lai­res d’expé­ri­men­ter par la pra­ti­que des notions abor­dées dans la visite de l’expo­si­tion.
Les Goutez l’expo ! sont des gou­ters animés per­met­tant aux famil­les de décou­vrir l’expo­si­tion à tra­vers le jeu.
Les visi­tes com­men­tées s’adres­sent également aux adul­tes, adhé­rents, Montreuillois, etc… La média­trice est à la dis­po­si­tion des visi­teurs pour les accom­pa­gner dans leur décou­verte de l’expo­si­tion, les grou­pes sont reçus sur rendez-vous. Le centre d’art fait aussi partie des iti­né­rai­res des Taxi-tram, bal­la­des artis­ti­ques en Ile de France.

Informations

Entrée libre
 Accessible aux personnes à mobilité réduite

Le centre d’art est ouvert
Le lundi de 14 h à 21 h, du mardi au vendredi de 10 h à 21 h, le samedi de 10 h à 16 h 30.
Fermé les dimanches, jours fériés et vacances scolaires

 Conception de l’espace et de l’accueil artistique : Annie Agopian, directrice
 Renseignements sur l’exposition : Floriane Benjamin, coordinatrice du centre d’art
 Contact presse : Sophie Charpentier, chargée de communication
 Visites individuelles ou de groupes : Juliette Gardé, chargée des publics et médiatrice culturelle
 Accueil de stagiaires en médiation, adresser les demandes à Annie Agopian, directrice


Le centre d’art de la Maison populaire est soutenu par le ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Ile-de-France, le Conseil régional d’Ile-de-France, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis et la Ville de Montreuil.

La Maison populaire membre de tram, réseau art contemporain Paris/Ile-de-France. Elle est également membre du réseau arts numérique RAN et de L’association des galeries.

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